Bornes de recharge : la fin du crédit d’impôt, pas la fin du marché
Le crédit d'impôt de 500 € pour l'installation d'une borne de recharge chez un particulier a disparu au 1er janvier 2026. Les aides qui restent, la TVA (taxe
Le crédit d’impôt de 500 € pour l’installation d’une borne de recharge chez un particulier a disparu au 1er janvier 2026. Les aides qui restent, la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) à 5,5 % et la prime Advenir en copropriété, ont un point commun : elles exigent un installateur qualifié IRVE (infrastructures de recharge pour véhicules électriques). Pour les électriciens, la qualification devient le filtre d’accès au marché.
Le crédit d’impôt de 500 € n’existe plus
Jusqu’au 31 décembre 2025, un particulier pouvait récupérer jusqu’à 500 € d’impôt pour la pose d’une borne pilotable à son domicile. Le dispositif n’a pas été reconduit dans le budget 2026 : pour les installations réalisées depuis le 1er janvier, il n’existe plus.
Premier réflexe : le retirer de vos devis types, de vos plaquettes et de vos argumentaires. Promettre une aide disparue, c’est un client mécontent au moment de sa déclaration, et c’est vous qu’il rappellera.
La TVA à 5,5 % reste, et elle passe par vous
La pose d’une borne de recharge dans un logement bénéficie toujours du taux réduit de 5,5 %, sur le matériel comme sur la main-d’œuvre, en résidence principale ou secondaire, en maison comme en immeuble. La prise renforcée, elle, relève du taux de 10 %.
La condition qui vous concerne directement : la facture doit venir d’un professionnel qualifié IRVE. Sans qualification, votre client paie 20 % de TVA sur le même chantier. Sur un devis, l’écart se voit tout de suite, et c’est un argument que seul un installateur qualifié peut poser sur la table.
Advenir en copropriété : le dossier se dépose avant les travaux
Pour les immeubles collectifs, le programme Advenir continue de subventionner les points de recharge, avec des montants revalorisés au 1er avril 2026 : jusqu’à 1 000 € HT pour un point individuel, 1 660 € HT pour une borne partagée et 12 500 € HT pour une infrastructure collective.
Deux règles à ne jamais rater :
- la demande se dépose avant le début des travaux, un dossier envoyé après coup est perdu ;
- l’installation doit être réalisée par un installateur qualifié IRVE, labellisé auprès du programme.
C’est souvent l’installateur qui monte le dossier pour le compte de la copropriété. Savoir le faire proprement est un service qui se vend avec le chantier.
La qualification IRVE, concrètement
La réglementation impose déjà un professionnel qualifié pour toute borne de plus de 3,7 kW. La qualification s’obtient auprès de Qualifelec ou de l’Afnor, après une formation dans un centre agréé, avec plusieurs niveaux selon la puissance des installations visées.
Sans elle, le compte est vite fait : pas de TVA à 5,5 % pour votre client, pas de prime Advenir pour la copropriété, et pas de position sérieuse sur les consultations des syndics. Avec elle, vous êtes dans le petit groupe d’entreprises que ces aides désignent de fait.
Ce que ça change pour votre carnet de commandes
Les voitures électriques continuent de se vendre, et chacune finit par chercher une prise. Ce qui a changé au 1er janvier, ce n’est pas la demande, c’est le tri : le particulier n’a plus de crédit d’impôt, mais il garde une raison objective de choisir un installateur qualifié, et la copropriété n’a pas le choix du tout.
Le marché ne récompense plus le moins-disant : il récompense celui qui coche les cases. Et comme le réflexe du particulier est de vérifier à qui il a affaire avant de signer, autant qu’il trouve en ligne une entreprise qui affiche clairement sa qualification.
Pour aller plus loin
- Programme Advenir : primes et conditions par type d’installation
- Qualifelec : obtenir la qualification IRVE